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Enquete franceinfo Un gynecologue parisien, specialiste de l’endometriose, accuse de violences par diverses patientes

04:44:51 - 21/10/2022

Enquete franceinfo Un gynecologue parisien, specialiste de l’endometriose, accuse de violences par diverses patientes

L’hopital Tenon, dans le 20eme arrondissement de Paris.

Le chef du centre endometriose de l’hopital Tenon a Paris, professeur de gynecologie obstetrique, reste vise par une enquete interne apres plusieurs signalements d’anciennes patientes. Elles denoncent des violences physiques et verbales.

La plupart le decrivent comme “un boucher”. Agnes*, elle, a eu l’impression de passer entre les mains “d’un veterinaire”. Avant le rendez-vous avec le Pr Emile Darai, elle devoile pourtant a ses amis qu’elle a enfin rendez-vous avec “le Messie”, celui qu’on lui a decrit tel “le plus grand professionnel parisien de l’endometriose”. A l’epoque elle vient d’etre operee Afin de une endometriose severe, ainsi, a subi de graves sequelles, surtout dues au traitement qu’elle prend Afin de une menopause artificielle. Handicapee via des effets secondaires, elle cherche desesperement une option et obtient apres plusieurs mois d’attente un rendez-vous avec le Pr Darai, a l’hopital Tenon a Paris.

Une consultation qui vire au cauchemar

Agnes temoigne Actuellement aupres de franceinfo de violences lors de l’examen gynecologique. Plusieurs actes de la extreme brutalite : “Cela arrive et insere en direct un speculum de maniere tres violente, sans lubrifiant, sans rien, raconte Agnes, la gorge serree. Je pousse un cri, je sens la fissure que j’ai a votre moment-la qui se tue, je sais que je suis occupe a saigner. Cela evoque alors qu’il va proceder a un toucher rectal. Je lui dis : ‘non, non, pas de toucher rectal, je viens de devenir operee tout d’un abces une marge anale.’ Il ne me regarde pas. Cela insere 2 doigts au sein d’ mon anus, ainsi, je sens l’ensemble des sutures qui craquent, des cicatrices qui explosent, j’ai une douleur absolument fulgurante, J’me debats en etriers, je hurle.”

“Il y a une partie du corps qui ressent bien cette sensation. Je ne l’oublierai nullement. On n’oublie gui?re ce genre de chose.”

Apres une fin de consultation expeditive, elle sort en pleurs du cabinet et decide certains semaines plus tard d’alerter l’Ordre des medecins et l’hopital Tenon. Dans votre courrier, date du 15 aout 2014 et que franceinfo a pu parcourir, Agnes denonce les agissements du medecin : “Quand l’on penetre une femme sans le accord, [. ] cela s’appelle une agression sexuelle. Le geste du docteur reste donc particulierement choquant, et ses confortables m’interrogent via sa deontologie. Je precise que j’ai l’habitude, souffrant d’une endometriose gynecologique et digestive, de subir toutes sortes d’examens par voies vaginale et anale. Je n’ai jamais refuse ces gestes sans une bonne raison, ainsi, la douleur que i§a engendre m’est beaucoup connue. Or, rien dans mon parcours medical n’a egale J’ai violence du toucher rectal impose avec M. Darai.”

Le medecin dement toute brutalite

Apres votre examen, Agnes va voir son medecin generaliste qui indique, dans un courrier adresse a un confrere que sa patiente est “en etat de choc” apres “un examen qui s’est tres en gali?re passe”. Agnes devra subir une nouvelle intervention Afin de reparer ses multiples fissures, provoquees en fonction de elle par l’examen du Pr Darai. Des semaines prochainement, Agnes recoit un courrier de ce soir a le domicile. Dans votre lettre, le medecin dement toute brutalite au sein d’ son examen clinique qui est en fonction de lui “i  chaque fois pratique avec delicatesse et unidigital”.

Pourtant, diverses autres patientes que nous avons pu contacter denoncent egalement Notre brutalite du praticien et de violences gynecologiques. Lucie consulte le Pr Darai en 2019. On vient alors de lui diagnostiquer une endometriose, plusieurs IRM le confirment. Mais le praticien refuse de analyser le dossier et pratique des touchers vaginaux et rectaux tres douloureux, avant de lui faire connaitre ses conclusions. “Il me dit : ‘Je ne vois rien, je ne sens rien, vous n’avez pas d’endometriose’, raconte la jeune cousine, qui possi?de alors seulement 20 annees. Je lui dis que ce n’est jeevansathi gui?re normal qu’il ne sente que dalle. Cela repond : ‘Je vais vous operer si cela vous rassure, mais je vais refermer et il n’y aura rien’. J’avais l’impression d’etre folle. Jamais les gynecologues que j’ai pu voir apres n’ont agi comme cela”, poursuit Lucie.

D’autres patientes que franceinfo a contactees rapportent egalement des pressions exercees par le medecin pour qu’elles acceptent une operation. Beaucoup confirment la brutalite des examens pratiques sans consentement; d’apres elles. L’une des anciennes patientes explique egalement avoir subi des touchers vaginaux et rectaux a la suite par trois personnes differentes, sans qu’elle n’ait donne le accord.

“Je realise que je viens d’assister a un viol”

Sur le compte Twitter Stop violences gynecologiques et obstetricales (@StopVOGfr), qui possi?de publie la semaine derniere une serie de temoignages sur le sujet, plusieurs etudiants et etudiantes en medecine denoncent egalement nos confortables du Pr Darai. L’une d’entre elle raconte une consultation a laquelle cette dernii?re a assiste : “au moment oi? je m’eloigne d’une patiente, le medecin s’empare du speculum. Sans prevenir, il l’insere au vagin d’la dame. D’un coup. Elle se crispe sous la douleur. Ses muscles se contractent et font ressortir l’instrument. Le medecin le renfonce, plus fort. Il hurle ‘detendez-vous’. Elle gemit, il est evident qu’elle est terrorisee [. ]. Il s’exaspere. Le speculum ressort bien. Cela le renfonce De surcroi®t en plus brutalement. J’ai envie de pleurer, parce que je realise que je viens d’assister a un viol et que je n’ai rien dit”, temoigne une telle etudiante. Une nouvelle raconte que le medecin “s’amuse avec les bougies anales au sein des patientes endormies pour leur operation du cancer de l’ovaire avance, en s’exclamant que quelques n’ont pas l’habitude de se faire sodomiser”.

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